La première pilule d’antidépresseur

Voici dans le désordre les premières phrases de quelques textes du regretté David Foster Wallace publiés dans des revues. A boire frais voire glacé.

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THE PLANET TRILLAPHON AS IT STANDS IN RELATION TO THE BAD THING • Tin House Issue #40, Summer 2009

I’ve been on antidepressants for, what, about a year now, and I suppose I feel as if I’m pretty qualified to tell what they’re like.

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ON HIS DEATHBED, HOLDING YOUR HAND, THE ACCLAIMED NEW YOUNG OFF-BROADWAY PLAYWRIGHT’S FATHER BEGS A BOON •   Tin House, Issue #1, Spring 1999

Listen: I did despise him. I do.

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The String Theory,  Esquire, juillet 1996

When Michael T. Joyce of Los Angeles serves, when he tosses the ball and his face rises to track it, it looks like he’s smiling, but he’s not really smiling — his face’s circumoral muscles are straining with the rest of his body to reach the ball at the top of the toss’s rise. He wants to hit it fully extended and slightly out in front of him — he wants to be able to hit emphatically down on the ball, to generate enough pace to avoid an ambitious return from his opponent. [1]

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Federer as Religious Experience,  NYT, 20 août 2006

Almost anyone who loves tennis and follows the men’s tour on television has, over the last few years, had what might be termed Federer Moments. These are times, as you watch the young Swiss play, when the jaw drops and eyes protrude and sounds are made that bring spouses in from other rooms to see if you’re O.K.

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On the (nearly lethal) comforts of a luxury cruise, Harper’s Magazine, janvier 1996

I have now seen sucrose beaches and water a very bright blue. I have seen an all-red leisure suit with flared lapels. I have smelled suntan lotion spread over 2,100 pounds of hot flesh. I have been addressed as « Mon » in three different nations. I have seen 500 upscale Americans dance the Electric Slide. I have seen sunsets that looked computer-enhanced. I have (very briefly) joined a conga line. [2]

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‘Plain old untrendy troubles and emotions’, The Guardian, 20 septembre 2008 (la semaine suivant sa mort)

There are these two young fish swimming along, and they happen to meet an older fish swimming the other way, who nods at them and says, « Morning, boys, how’s the water? » And the two young fish swim on for a bit, and then eventually one of them looks over at the other and goes, « What the hell is water? »

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[1]  & [2] Textes publiés dans des versions plus longues dans le recueil A Supposedly Fun Thing I’ll Never Do Again, traduit en France au Diable Vauvert sous le titre Un truc soit-disant super auquel on ne me reprendra pas. Le second texte est sans conteste le reportage le plus drôle qu’il m’ait été donné de lire.

General Hydra

Ceci est une apostille à la note File Megazine : Punk ’til You Puke !

Les lignes qui suivent ont été écrites par AA Bronson six ans après la mort de ses deux collaborateurs et amis. Leur disparition l’a contraint à se réadapter à une identité individuelle qu’il s’était évertué à nier en leur compagnie. Il me paraît intéressant de les citer parce qu’elles pourraient pourquoi pas être reprises par tout participant à une activité collective telle que la conception d’une revue.

Felix, Jorge et moi avons vécu et travaillé ensemble pendant 27 années, au cours desquelles nous sommes devenus un seul et même organisme, un seul système nerveux, un seul ensemble d’habitudes, de tics, de préférences. Nous nous présentions comme un « groupe » appelé General Idea, et des photos très travaillées nous représentaient comme l’aboutissement de notre propre art : nous empruntions nos corps pour les transformer en accessoires, porteurs de significations manipulées dans le but de créer une image, une certaine réalité. Nous avions choisi de faire partie du monde de la publicité et des médias. Nous avons fait de nous-mêmes les artistes que nous voulions être.

Depuis la disparition de Jorge et de Felix, j’ai lutté pour découvrir les frontières de mon propre corps en tant qu’organisme indépendant, en tant qu’être existant en dehors de General Idea. Au cours des cinq dernières années, je me suis retrouvé, exactement comme un grand blessé, à redécouvrir les limites de mon système nerveux, à réapprendre à fonctionner sans mes extensions corporelles (sans les trois têtes, les douze membres) et à trouver des possibilités nouvelles à partir d’un physique réduit.

.- AA Bronson

Extrait du texte de AA Bronson tiré du catalogue de Peggy Gale.- Tout le temps / Every Time : La Biennale de Montréal 2000.- Montréal : Centre international d’art contemporain de Montréal, 2000.- p. 34.

Pour en savoir plus : AA Bronson.

File Megazine : Punk ‘Til You Puke !*

Non rien à voir avec un obscur fanzine photocopié distribué à la sortie du CBGB. Rien à voir non plus avec Magazine, le groupe punk formé par Howard Devoto en 1977. FILE Megazine est une défunte revue d’art contemporain publiée par un trio d’artistes canadiens connus sous le nom de General Idea et actifs entre 1969 et 1994.

J’ai pour ma part découvert leur existence en visitant l’exposition Haute Culture qui s’est récemment achevée au Musée d’art moderne de la Ville de Paris.

Créée en 1972 et publiée jusqu’en 1989 (soit 26 numéros), FILE Magazine (devenu Megazine par la suite) constitue l’une des multiples activités du collectif General Idea dont la tâche a consisté à employer tous les médias disponibles (imprimé, courrier, peinture, sculpture, vidéo, performance…) pour ne cesser de questionner les mythes de la société occidentale, en premier lieu desquels la place de l’art et de l’artiste. Le principe premier du groupe est « la forme suit la fiction ».

Pour prendre un raccourci brutal, General Idea c’est un peu comme si les Inconnus avaient frayé dans le monde de l’art conceptuel plutôt que dans celui du spectacle humoristique. Fondé à Toronto en 1969 par Felix Partz, Jorge Zontal – tous deux décédés en 1994 – et AA Bronson, le trio constitue une identité artistique sous laquelle les trois artistes se retranchent, souhaitant ainsi se « libérer de la tyrannie du génie individuel ».

We knew that in order to be glamorous

we had to become plagiarists, intellectual parasites

Fascinés par la culture de masse, il s’emparent de ses codes et moyens d’expression. Ils en détournent les symboles, à l’instar du nom et du logo de leur magazine qui parodient un périodique mondialement célèbre : FILE=LIFE. De célèbres numéros spéciaux, très pops, portent notamment sur le « Glamour » ou le « Punk ».

Devenu pur objet de consommation, leur art en a toutes les caractéristiques, encore aujourd’hui. Si on veut lire FILE, il faut soit passer par le réseau de l’occasion soit claquer les 200 € que coûte la collection complète parue en reprint en 2008.

Il est regrettable qu’un tel produit de la culture populaire ne soit pas disponible gratuitement sur internet, premier média du genre.  C’est là la preuve d’une Muséification abusive de l’art contemporain, lequel se pense pourtant en opposition à l’art classique et à la pesanteur des discours académiques sur l’art….

* Titre du numéro spécial publié à l’automne 1977 : Punk ‘Til You Puke !

No work and no play make Bill a bad boy

A l’occasion de l’exposition présentée à la Cinémathèque (23 mars-31 juillet), le magazine mensuel de Mk2 T3ois Couleurs publie un numéro spécial entièrement consacré à Stanley Kubrick.

Sans être exceptionnel, ce numéro a le mérite d’être une bonne synthèse de l’oeuvre et de la personnalité du cinéaste. Un beau portrait de Kubrick en artisan inventeur.

Au fil des pages, apparaît l’essence même de tout réalisateur de cinéma : un artiste multiforme, chef d’équipe, curieux jusqu’à la déraison, passionné, premier défenseur de son film, dont il est capable de superviser tous les aspects : le scénario, le casting, les costumes, les caméras et les objectifs, les décors, les accessoires, la musique, le son, la lumière, le montage.

S’agissant des films, les différentes interventions montrent que son dernier, Eyes Wide Shut, demeure, plus de dix ans après sa sortie, encore très controversé.

Considéré comme un chef-d’oeuvre par les uns, comme un téléfilm tout juste digne de M6 par les autres, ce film a en lui une inquiétante capacité à plaire et décevoir en même temps, au point, me concernant, de le revoir souvent et d’en sortir systématiquement avec la même sensation mitigée. Est-ce un bon film ? Un film passable ? Est-ce qu’il me plaît ou non ? Difficile de trancher. A tel point que je pourrais quasiment faire mienne la formule d’un critique parlant du film dans la revue en ligne culturevulture : EWS est un film qu’il est bien plus passionnant de commenter que de regarder.

Sous de nombreux aspects, EWS apparaît trop sophistiqué et maniéré, voire grotesque par moment. Je ne pense pas tant aux scènes du manoir qu’à celle du bal au début du film, au psychodrame conjugal qui s’ensuit, ou encore à celle opposant Tom Cruise à Sydney Pollack autour d’une table de billard ; je pense aussi beaucoup au jeu des acteurs qui frise bien souvent l’insupportable. Pourtant, à bien y regarder, ce sont les mêmes aspects qui confèrent au film son charme si particulier, autant vénéneux que sordide : sa cinématographie faussement réaliste, ses décors d’un New York de sortilège, ses personnages ectoplasmes, son mystère de pacotille. Tout y est ambivalent.

Si l’on suit le scénario et la nouvelle dont il s’inspire fortement (Traumnovelle d’Arthur Schnitzler), toute cette théâtralité qui paraît déplacée à première vue, a un sens : représenter le monde fantasmatique dans lequel le personnage du docteur Harford joué par Tom Cruise est censé tomber. Car à bien des égards, ce monde que nous connaissons tous, est sordide, cru, difforme, grotesque, et plus pauvre qu’il n’y paraît. Comme le film. Et à la différence de Schnitzler, Kubrick ne suggère à aucun moment que le docteur ait pu rêver. Il a bien vécu tout ce qui lui arrive [1]. C’est l’interprétation délirante qu’il en fait qui change tout. Et s’il peut-être question de rêve c’est plutôt au sujet de tout ce qu’il a vécu avant : sa vie de médecin, mari et père de famille sûr de lui et d’autrui.

EWS est une expérience initiatique, d’où l’aspect très ritualisé de la plupart des scènes du film, qu’il s’agisse des scènes de séduction, des scènes conjugales, des scènes de mystère, de sexe…etc. Bill Harford, les yeux grands fermés, prends conscience d’un monde intérieur qu’il ne soupçonnait pas au point de ne plus être sûr de rien, en premier lieu de lui-même. EWS peut être vu comme une sorte de rite de passage à l’âge adulte, à la connaissance de soi.

Est-ce bien étonnant ce qui arrive au bon docteur Bill ? Ce rite nous le vivons tous d’une façon ou d’une autre, à un moment où à un autre. L’air de notre vie quotidienne est tellement chargé en fiction qu’il suffit d’une étincelle pour qu’il y ait explosion de la conscience. Et donc passage de l’autre côté.

Au bout du compte, au delà de son caractère vain et grimaçant, c’est le film le plus réaliste de Kubrick [2].

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[1] C’est pour cela que la comparaison de ce film avec ceux de David Lynch, évidente à première vue, ne tient pas vraiment. Chez Lynch, le monde du rêve et des fantasmes est beaucoup plus présent dans le réel, au point d’être souvent considéré à part égale (Lost Highway, Mulholland Drive). Et son approche de notre vie quotidienne est plus sentimentale, plus populaire, plus concrète. Il n’y a pas chez Kubrick l’attrait immodéré de Lynch pour les tartes ou le café par exemple. Lynch et Kubrick sont d’emblée séparés par la distance qu’il y a entre un boy-scout du Montana et un intellectuel New Yorkais.

[2] Même le casting est réaliste. Le choix par Kubrick du couple Cruise-Kidman est excellent. Cruise ne joue pas très bien c’est manifeste, pourtant le personnage qu’il représente (le héros sûr de lui, toujours vainqueur, et complètement lisse) convient à merveille au film. Kubrick a fait là un beau pied-de-nez à Hollywood.

Sampler n’est pas jouer : hiver

Suite et fin de la saga Nomad’s land. Lire auparavant : printemps, été, puis automne.

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Le projet Nomad’s land a donné lieu en 2000 aux éditions Kargo, lesquelles ont poursuivi à plus grande échelle le travail débuté trois ans plus tôt en publiant, souvent pour la première fois en français, les textes dont les bonnes feuilles ont paru auparavant dans la revue. Citons entre autres :

  • Stanley Booth. Dance With the Devil. 2000.
  • David Toop. Ocean of Sound. 2001.
  • Ulf Poschardt. DJ Culture. 2002.
  • Julian Cope. Krautrocksampler. 2005.
  • William T. Lhamon Jr. Peaux blanches, masques noirs. 2008.

Il est important de souligner que Kargo est l’une des rares maison d’édition françaises à avoir accepté un accord avec Google Livres. Par conséquent, l’intégralité de son catalogue, dont la revue Nomad’s land, est consultable dans cette base de données depuis 2006.

Alexandre Laumonier [1] s’était alors exprimé dans un article intitulé « Les petits éditeurs votent Google » paru dans Libération. Allant à l’encontre de la vox populi et de Jean-Noël Jeanneney son porte-parole, il argumentait en faveur de la visibilité qu’est en mesure d’apporter Google aux petits éditeurs versés dans le domaine difficile des sciences humaines. « Je n’ai aucun plaisir à défendre Google ; j’utilise juste tous les moyens disponibles pour rendre les livres visibles. », écrivait-il très justement en prenant soin de préciser : « Aucun cynisme dans tout cela – juste un principe de réalité. Que les anti-Google commencent par ne plus s’en servir lorsqu’ils recherchent quelque chose sur internet ! Comme le dit mon confrère des éditions de l’Éclat, on préférerait imprimer au plomb et ne pas perdre de temps à s’occuper de ces histoires de numérisation… mais les temps ont changé ».

Il déplorait l’inexistence d’un vrai débat et on était en 2006. Cinq ans plus tard, ce débat existe-t-il vraiment? Hélas non. Depuis le faux pas retentissant de la BnF, silence radio.

En dépit de cette visibilité et des critiques souvent élogieuses, les éditions Kargo se sont définitivement arrêtées en 2008. Alexandre Laumonier a dû se résoudre à mettre fin à l’aventure, faute d’être en mesure de poursuivre un travail aussi conséquent en étant quasiment seul. Aucun éditeur n’a alors souhaité lui apporter son soutien, ce qui témoigne d’une frilosité et d’une étroitesse d’esprit bien françaises.

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Voir la page Kargo sur le site des éditions de l’éclat. Présentation des ouvrages publiés et renvoi sur Google Livres.

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[1] AL est aujourd’hui directeur de collection aux éditions des Presses du réel. Son nouveau projet éditorial intitulé Zones sensibles vient de voir le jour.

Sampler n’est pas jouer : automne

Suite de la saga Nomad’s land. Lire auparavant les deux chapitres précédents : printemps puis été.

Comme l’a raconté Alexandre Laumonier (son créateur) dans un passionnant entretien, la revue Nomad’s land fut une création artisanale élaborée avec deux ou trois bouts de ficelle et beaucoup de motivation. Les deux compères ont beaucoup ramé bénévolement pour faire comprendre leur projet, aux libraires d’abord, puis aux éditeurs lorsque la question de transformer la revue en collection s’est posée (en vain). En dépit du succès critique et public (les ventes ont permis à la revue de se maintenir à flot, sans bénéfices), seuls quatre numéros de Nomad’s Land ont vu le jour. Pour chacun, un thème et une partie hors-sujet.

NL a été conçue comme un mix, une sorte de collage de textes entrant en résonnance entre eux. Ces textes, devenus des références incontournables aujourd’hui, sont pour la grande majorité issus du monde anglo-saxon. Ceci est d’autant plus à souligner qu’aucun d’entre eux n’étaient alors traduits en français, d’où le mérite de cette revue d’entamer une telle tâche. Ils ont pour particularité d’étudier la pop music sous des aspects inhabituels : musicologique, sociologique, anthropologique, technique, historique ou philosophique. Ils ne craignent pas la pluridisciplinarité ou les approches intuitives et poétiques.

Cet extrait d’une note de lecture parue dans Spike Magazine au sujet d’un des livres que NL a traduit (DJ Culture d’Ulf Poschardt) est assez représentatif de cette nouvelle façon d’envisager l’étude musicale :

Poschardt manages to write about DJ culture in a scholarly but informal style, interweaving quotes from DJs with citations of numerous critical theorists. In the hands of a less thoughtful writer, this could have resulted in clumsy prose, but Poschardt uses nuggets of academic theory to persuasively emphasise the radical shift during this century that has happened to music, DJs and society itself because of technology. Chris Mitchel

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En seulement 4 numéros, Nomad’s Land a couvert les courants musicaux majeurs du 20e siècle.

1

Le premier numéro se consacre aux ambiances, et en particulier à ce qu’on appelle l’ambient, dont l’un des plus célèbres tenants est Brian Eno (par ailleurs connu pour son travail de producteur avec U2 notamment). Y sont envisagés notamment les rapports du son et de l’espace et le rôle majeur de la technique dans la conception de la musique.

2

La seconde livraison est dédiée au rock psychédélique ouest-allemand des années 70. Ce courant musical singulier est connu sous deux noms : les allemands parlent de kosmische musik alors qu’il est appelé familièrement krautrock par les Britanniques. Il se caractérise par l’emploi de l’électronique et le détournement des instruments traditionnels du rock. Il est fortement influencé par le Velvet Underground de Lou Reed et John Cale, ainsi que par Karlheinz Stockhausen, et a donné naissance à des groupes cultes tels que Amon Düül I et II, Can, Tangerine Dream, Ash Ra Tempel, Popol Vuh, Neu, Faust et bien sûr le mondialement connu Kraftwerk.

3

Troisième étape : la passionnante question du sample dans plusieurs genres tels que le hip-hop, le rap ou les musiques du Quatrième Monde. Le premier article donne d’emblée la tonalité: sampler n’est pas piller, c’est créer. L’oeuvre originale s’en trouve revitalisée.

4

Coda. Exploration du blues et de ses origines. A noter également le portrait fascinant de Louis Thomas Hardin alias Moondog, clochard céleste de la musique contemporaine.

L’aventure Nomad’s land s’est achevée en 1999 pour donner naissance aux éditions Kargo.

Suite et fin de la saga Nomad’s land dans Sampler n’est pas jouer : hiver.